C’est un communiqué tout ce qu’il y a de plus officiel et non pas une rumeur sortie dont ne sait où, qui a annoncé la mort de Pascal Sevran. Une disparition relayée dans le journal de la mi journée de France 2. Celui dont on avait annoncé la mort le 21 avril, vient de s’éteindre des suites d’un cancer à l’age de 62 ans. Ardent défenseur de la chanson française, Pascal Sevran s’est très tôt rapproché des artistes et plus particulièrement des chanteurs, coupant court à une carrière de garçon coiffeur envisagée par ses parents. Connu pour son fichu caractère, sa mèche blonde et son « Hein, Tintin ? », Pascal Sevran restera pour des millions de téléspectateurs l’animateur de la Chance aux Chansons. Pendant 16 ans, il mettra la chanson française parmi les rendez vous incontournables des après midis de France 2. N’hésitant pas à pousser lui-même la chansonnette, c’est dans l’écriture qu’il s’épanouira. Romans ou chansons, il avait écrit « Il venait d’avoir 18 ans » pour Dalida, Pascal Sevran écrira surtout pour laisser un témoignage. Sur lui. Sur sa vie.

Mis à pied par la direction de France 2, suite à la parution de son dernier livre où il tenait des propos pour le moins ambigus sur les noirs, Pascal Sevran laisse l’image d’un homme ambigu. Apprécié ou détesté.

Rongé par un cancer des poumons, il est mort à Limoges. Il avait 62 ans.